Nana, Beck, Paradise Kiss, Nosatsu Junkie ou Walkin' Butterfly sont autant de titres dont le thème tourne autour du show
business, de la musique ou du mannequinat. Dans tous ces mangas les héros sont à la recherche de la célébrité. Est-il encore possible de séduire le public, de le surprendre alors que les
mangas sur le monde du showbiz pullulent ? Yoshiki Nakamura nous prouve que oui avec sa nouvelle série : Skip Beat.
Les relations entre les différents
personnages sont très atypiques. Kyôko va voir ses sentiments envers Shô passer d'une extrême à l'autre. D'amie soumise et attentionnée, elle va devenir son ennemie jurée, nourrissant contre lui
une vengeance insatiable. Les gentils petits anges vont faire place à d'horribles démons dans les pensées de Kyôko.
Sa détermination à réussir à tout prix dans le show business n'aura d'égal que la haine qu'elle éprouve envers celui qu'elle adulait peu de temps auparavant. Et nous, en tant que
lecteur on s'amuse et on rit de cette pauvre Kyôko. Son attitude et son comportement sont tellement caricaturaux qu'on ne peut faire autrement que de sourire.
Habituellement les mangas relatant des histoires sur le show business nous présentent des héros qui ont un don et qui vont se démener pour le faire reconnaître. Les motivations de Kyôko sont toutes autres. Sa soif de vengeance va la pousser dans ce monde totalement inconnu et qui ne l'attirait pas de prime abord. Comme dans ces relations avec Shô sa prestation lors de l'audition va nous faire rire. Comment une jeune fille qui ne s'est jamais intéressée au monde du spectacle peut-elle réussir une audition ? Ainsi notre héroïne va t-elle devoir faire preuve d'ingéniosité voire même d'extravagances pour sortir du lot face à des concurrentes toutes plus jolies les unes que les autres. C'est son naturel et sa spontanéité qui feront mouche.
Outre ce scénario sortant de l'ordinaire et cette héroïne aussi amusante qu'attachante, Skip Beat recèle d'autres qualités au niveau des dessins et du style. Pour que l'histoire nous amuse, les dessins se doivent de véhiculer le même genre d'humour. On retrouve donc dans chaque vignette des dessins à la limite de la caricature. Kyôko passe pour une folle à de nombreuses reprises aux yeux des autres personnages ou des passants. Les expressions faciales sont très travaillées de façon à bien mettre en évidence le degré de haine et la détermination de l'héroïne.
Une adaptation animée est en cours au Japon (sortie ce mois ci). Sa création a été confiée au studio Hal Film Maker.
Accéder au site de l'éditeur Sakka
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